Études et Préludes, 1901
Aurore sur la mer
Je te méprise enfin,‖ souffrance passagère !J’ai relevé le front.‖ J’ai fini de pleurer.Mon âme est affranchie,‖ et ta forme légèreDans les nuits sans repos‖ ne vient plus l’effleurer.
Aujourd’hui je souris‖ à l’Amour qui me blesse.Ô vent des vastes mers,‖ qui, sans parfum de fleurs,D’une âcre odeur de sel‖ ranimes ma faiblesse,Ô vent du large ! emporte‖ à jamais les douleurs !
Emporte les douleurs‖ au loin, d’un grand coup d’aile,Afin que le bonheur‖ éclate, triomphal,Dans nos cœurs où l’orgueil‖ divin se renouvelle,Tournés vers le soleil,‖ les chants et l’idéal !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a passagère / légère féminine, classiqueb pleurer / l’effleurer masculine, classiquea blesse / faiblesse féminine, classiqueb fleurs / douleurs masculine, classiquea d’aile / renouvelle féminine, classiqueb triomphal / l’idéal masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources