Études et Préludes, 1901
Chanson
Ta voix est un savant poème…Charme fragile de l’esprit,Désespoir de l’âme, je t’aimeComme une douleur qu’on chérit.
Dans ta grâce longue et blêmie,Tu reviens, du fond de jadis…Ô ma blanche et lointaine amie,Je t’adore, comme les lys !
On dit qu’un souvenir s’émousse,Mais comment oublier jamaisQue ta voix se faisait très doucePour me dire que tu m’aimais ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a poème / t’aime féminine, classiqueb l’esprit / chérit masculine, classiquea blêmie / amie féminine, classiqueb jadis / lys masculine, classiquea s’émousse / douce féminine, classiqueb jamais / m’aimais masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources