Études et Préludes, 1901
Sommeil
Ton sommeil m’épouvante,‖ il est froid et profondAinsi que le Sommeil‖ aux langueurs éternelles.J’ai peur de tes yeux clos,‖ du calme de ton front,Je guette, et le silence‖ inquiet me confond,Un mouvement des cils‖ sur la nuit des prunelles.
Je ne sais, présageant‖ les mortelles douleurs,Si, dans la nuit lointaine‖ où l’aurore succombe,Ton souffle n’a pas fui‖ comme un souffle de fleurs,Sans effort d’agonie‖ et sans râle et sans pleurs,Et si ton lit d’amour‖ n’est pas déjà la tombe.
Versification
- Forme
- 2 quintils (quintils)
- Rimes
- 2(abaab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quintils
- Mots à la rime
- a profond / front / confond masculine, classiqueb éternelles / prunelles féminine, classiquea douleurs / fleurs / pleurs masculine, classiqueb succombe / tombe féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources