Évocations, 1903
Chanson
L’ombre vient, les paupières closes.Ô ma Maîtresse, j’ai mêléDes iris noirs aux roses rosesDans le crépuscule troublé.
Savourons l’intime détresse,La langueur que verse le soir…Pour toi je mêle, ô ma Maîtresse,La rose rose à l’iris noir.
Tes yeux ont des lueurs mystiquesComme la lune sur les flots…Que nous importent les musiquesOù ne vibrent point les sanglots ?
L’ardeur de vivre m’abandonneVers la nuit… mais je garde encorLe reflet du soleil d’automneSur tes cheveux de pourpre et d’or.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a closes / roses féminine, classiqueb mêlé / troublé masculine, classiquea détresse / Maîtresse féminine, classiqueb soir / noir masculine, classiquea mystiques / musiques féminine, classiqueb flots / sanglots masculine, classiquea m’abandonne / d’automne féminine, classiqueb encor / d’or masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Évocations, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1903· numérisation wikisource.org· Sources