Haillons, 1910
Vieillesse commençante
C’est en vain aujourd’hui‖ que le songe me leurre.Me voici face à face‖ inexorablementAvec l’inévitable‖ et terrible moment :Affrontant le miroir‖ trop vrai, mon âme pleure.
Tous les remèdes vains‖ exaspèrent mon malCar nul ne me rendra‖ la jeunesse ravie…J’ai trop porté le poids‖ accablant de la vieEt sanglote aujourd’hui‖ mon désespoir final.
Hier, que m’importaient‖ la lutte et l’effort rude !Mais aujourd’hui l’angoisse‖ a fait taire ma voix.Je sens mourir en moi‖ mon âme d’autrefois,Et c’est la sombre horreur‖ de la décrépitude !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a leurre / pleure féminine, classiqueb inexorablement / moment masculine, classiquea mal / final masculine, classiqueb ravie / vie féminine, classiquea rude / décrépitude féminine, classiqueb voix / d’autrefois masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Haillons, Paris, E. SANSOT et Cie, 1910· numérisation wikisource.org· Sources