Sillages, 1908
Elle passa
J’étais pareille à la‖ voyageuse recrue,Lasse enfin des courants‖ et des vents et du sortEt qui n’aspire plus‖ qu’au bon sommeil du port…Miraculeusement‖ vous m’êtes apparue…
Et vous ressembliez‖ à tout ce qui m’est cher,Aux jardins de juillet‖ dans leur douceur croissante,Aux parfums respirés‖ au détour d’une sente,Aux lys graves, aux clairs‖ de lune sur la mer.
Semblable à celles-là‖ qu’une langueur accable,Sachant que vous étiez‖ mon fragile avenir,Je vous regardais vivre‖ et briller et fleurir,Ô lys parfait, ô clair‖ de lune irréprochable !
J’oubliai que je viens‖ d’errer sur des cheminsTrop rudes… Malgré moi‖ je me suis arrêtée…Et cependant, ô belle‖ à la voix enchantée !Je pleure de sentir‖ mon cœur entre vos mains.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a recrue / apparue féminine, classiqueb sort / port masculine, classiquea cher / mer masculine, classiqueb croissante / sente féminine, classiquea accable / irréprochable féminine, classiqueb avenir / fleurir masculine, classiquea chemins / mains masculine, classiqueb arrêtée / enchantée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sillages, Paris, E. SANSOT et Cie, 1908· numérisation wikisource.org· Sources