Sillages, 1908
Nuptiale
Elle viendra tantôt,‖ cette femme que j’aime !Son voile aux plis flottants‖ a de nobles ampleurs…Vous qui savez chanter,‖ chantez un beau poème…Et parsemez de fleurs‖ et de fleurs et de fleursLe chemin lumineux‖ de la femme que j’aime.
Elle viendra vers moi,‖ très blanche dans le soir,Cette femme que j’aime‖ entre toutes les femmes !Elle a le don de se‖ vêtir et se mouvoirEt de marcher sans bruit‖ ainsi que font les âmes…Combien son pas léger‖ est charmant dans le soir !…
Qui dira la beauté‖ de Celle qui s’approcheEt m’apporte mon cœur‖ entre ses tendres mains ?Son visage est parfait,‖ son corps est sans reproche,Son regard ne craint pas‖ l’ombre des lendemains,Elle sait que je l’aime,‖ Elle vient et s’approche…
Vierges qui l’attendez,‖ éteignez les flambeaux,Disposez autour d’elle‖ ainsi qu’une parureL’ombre douce qui rend‖ les visages plus beaux,Le regard plus profond‖ et la ligne plus pure…Je l’entends… Elle vient…‖ Éteignez les flambeaux.
Versification
- Forme
- 4 quintils (quintils)
- Rimes
- 4(ababa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 4 quintils
- Mots à la rime
- a j’aime / poème féminine, classiqueb ampleurs / fleurs masculine, classiquea soir / mouvoir masculine, classiqueb femmes / âmes féminine, classiquea s’approche / reproche féminine, classiqueb mains / lendemains masculine, classiquea flambeaux / beaux masculine, classiqueb parure / pure féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sillages, Paris, E. SANSOT et Cie, 1908· numérisation wikisource.org· Sources