Ἀποστροφὴ, de ἀπὸ, et de στροφὴ (voy. STROPHE) signifiant tour ; mot à mot, détour, c'est-à-dire détour par lequel le discours quitte la personne à qui il s'adressait et en interpelle une autre. L'apostrophe, marque orthographique, a été ainsi nommée parce qu'elle détourne et remplace la lettre élidée. Cette marque n'est pas ancienne dans notre langue ; nos anciens manuscrits ne la connaissent pas. Jacques Peletier (XVIe siècle), dans son Dialogue sur l'orthographe, dit qu'elle a été inventée de son temps. Des grammairiens ont dit que apostrophe, signe grammatical, devait être masculin ; en effet apostrophus en latin est masculin, mais par une erreur ; car l'apostrophe se dit en grec ἡ ἀπόστροφος, sous-entendu στιγμὴ, ce qui veut dire la marque qui détourne. Il n'y a donc rien à changer dans le genre.
Étymologie de apostrophe
Voir aussi : apostrophé
Origine du mot apostrophe
(Nom 1) Du latin apostrophe (« interpellation »).
(Nom 2) Du latin apostrophus (« signe typographique »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de apostrophe selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot apostrophe d'après le Littré
s. f. Terme de rhétorique. Figure par laquelle l'orateur, s'interrompant tout à coup, adresse la parole à quelqu'un ou à quelque chose. Lire l'article