Latin, aura, souffle (voy. ORAGE).
Étymologie de aura
Origine du mot aura
Du latin aura (« air en mouvement, brise ») ( aure (« vent doux ») en ancien français). Le mot renvoie d’abord à une masse d’air agité. Plusieurs facteurs feront évoluer le sémantisme, dès la période antique. L’air, lié à la vie terrestre d’abord, se trouve chez certains poètes latins en relation avec la lumière, et particulièrement avec la lumière du ciel divin. D’autre part, dans les arts figurés, une forme de draperie gonflée par le vent (aura velificans) entourait des déités, en particulier des divinités de l’air. On trouve dans le monde grec ancien des Aurae pourvues de ce voile gonflé qui entoure leurs têtes. Cette draperie devient dans l’imaginaire comme une marque de divinité ou d’héroïsation. Dans l’imaginaire antique, aura devient « air lumineux », qui vient du monde divin, mais n’est pas émanation de l’homme. Le sens moderne n’apparaît en français qu’à la toute fin du XVIIIe siècle.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de aura selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot aura d'après le Littré
s. f. Terme de médecine. Sensation d'une sorte de vapeur qui semble sortir du tronc ou des membres, avant l'invasion des attaques d'épilepsie et d'hystérie. Aura épileptique, hystérique. Lire l'article