Berry, baufrer ; piémont. bafrè. Diez le rattache à bave, citant le picard bafe, gourmand, et baflier, baveur ; dérivation qui reste douteuse. On trouve dans l'ancien français baufrée, avec le sens de pièce et avec celui de soufflet ; ce qui porte à croire que bafre ou baufre signifie les joues et, par extension, joue pendante, pièce ; d'où viendrait bâfrer avec le sens qu'il a : de la sorte il se rattacherait au radical baf ou bav, lèvres (voy. BAFOUER). Il y a aussi dans le dictionnaire de Thomas, publié par Maï, t. VIII, p. 71 : bafer, grossus, turgidus, ventriculosus ; d'où l'on tirerait sans peine le verbe baferare, s'emplir la panse. Mais rien n'est certain.
Étymologie de bâfrer
Voir aussi : bafrer
Origine du mot bâfrer
(XVIe siècle) Peut-être du moyen français bauffrer. Dérivé de l’onomatopée baf évoquant ce qui est épais, enflé, goulu.
Peut-être des langues germaniques baf (« lèvre »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de bâfrer selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot bâfrer d'après le Littré
v. n. Manger gloutonnement et avec excès. Populaire. Lire l'article