Wallon, barlafre ; namurois, berlafe ; milanais, barleffi ; ital. sberleffe. Diez le tire de la particule bar, bes, bis, qui signifie de travers, mal, et l'ancien haut-allemand Leffur, lèvre ; de sorte que cela signifierait une mauvaise lèvre (lèvre dans le sens de plaie béante) ; et il cite le champenois berlafre, qui signifie mal à la lèvre. Grandgagnage est porté à croire que balafre est de même origine que le wallon lafrer, lofrer, dans dilafrer, gâter, avec bar, de travers ; une balafre serait donc une blessure oblique. Ce sont, on le voit, seulement des conjectures ; d'autant plus qu'on peut alléguer aussi le bas-latin balafardus, balasardus, sorte d'épée courte, qui est le même que balisarde, la fameuse épée que se disputent les paladins dans l'Arioste.
Étymologie de balafre
Origine du mot balafre
(1505) Croisement de balèvre par analogie entre les lèvres d’une plaie et les lèvres du visage, et de l’ancien français laffru, lavru (« lippu »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de balafre selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot balafre d'après le Littré
s. f. Taillade faite, particulièrement sur le visage, par une arme tranchante. Lire l'article