Ménage tire ce mot de bâton. Mais, vu l'exemple de bastard pour batardeau, et l'emploi très fréquent de bâtard en des sens divers (voy. DU CANGE, au mot bastardus, où l'on trouve : charrette bastarde ; coustel bastard ; un petit coustel bastardeau ; il tira le basta deau de sa dague ; mou in bastart), on peut croire qu'un batardeau a été dit pour digue bâtarde. Cependant Grandgagnage cite dans le patois wallon, bate avec le sens de fascinage au bord d'un cours d'eau pour en empêcher les empiétements ; il est à remarquer que l'Académie écrit batardeau, sans accent circonflexe remplaçant l's, ce qui s'accommoderait avec bate, mais ce qui est contraire à l'orthographe des anciens textes. On pourrait aussi penser, si on abandonnait le sens dérivé de bâtard, au radical bast, qui signifie soutenir, affermir, et qui se trouve dans bâtir.
Étymologie de batardeau
Voir aussi : bâtardeau
Origine du mot batardeau
(1680) Du moyen français bastardeau (« digue »), dérivé de bastard (« digue provisoire établie pour mettre à sec un endroit où on veut bâtir »), probablement apparenté à bâtardeau (sens 1).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de batardeau selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot batardeau d'après le Littré
s. m. Terre-plein, revêtu de briques ou de pierres, pour contenir les eaux d'une rivière ou d'un étang. Lire l'article