baume s. m.
Provenç. balme, basme ; catal. balsam ; espagn. et ital. balsamo ; de balsamum, βάλσαμον ; de l'hébreu, baal, prince, et schaman, huile. On disait encore quelquefois bâme du temps de La Fontaine : Ma foi ! c'est bâme, Troq.
(Nom 1) (1190) Du latin balsamum. Cette forme était concurrencée en moyen français par la forme basme que l’on rencontre chez Clément Marot et les poètes de la pléiade, laquelle postulant un effacement de [l] dont la cause est obscure.
(Nom 2) (1562) Du gaulois balma, de même sens. Témoignant de la vocalisation de [l] avant une consonne labiale, phénomène régulier en francien (→ voir paume), le terme coexiste dans la langue avec balme et barme, autres représentants du gaulois résultants de processus évolutifs différents et principalement attestés dans la toponymie.
En toponymie, si cette forme peut être rencontrée en domaine francoprovençal, celle-ci représente alors une francisation de la forme locale en raison de la vocalisation de [l] devant une labiale, processus évolutif inconnu de la plupart des parlers francoprovençaux (→ voir barme pour l’évolution phonétique dans ce domaine). Cette influence du français a parfois eu une forme « mi-francisante » comme baumaz, microtoponyme attesté en Suisse romande dont la finale en -az marque l’origine dialectale. → voir balme et barme
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Provenç. balme, basme ; catal. balsam ; espagn. et ital. balsamo ; de balsamum, βάλσαμον ; de l'hébreu, baal, prince, et schaman, huile. On disait encore quelquefois bâme du temps de La Fontaine : Ma foi ! c'est bâme, Troq.
Prov. baou, rocher, d'où baoumo ; Am. Thierry, Hist. des Gaulois, dit baou.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
s. m. Substance résineuse et odorante qui coule de quelques végétaux. Lire l'article