Belin est, dans le roman de Renart, le nom du bélier ; mais le mot belier lui-même ne s'est présenté dans aucun texte au delà du XVe s. ; car belier, employé dans ce siècle comme nom propre, montre sans doute qu'il l'était comme nom commun. Au delà, en remontant, on ne trouve que mouton : dans le liber Psalmorum du XIIe siècle, on lit : Li mont s'esledecerent sicume multun, et li tertre sicume li aignel des oeilles, p. 175 ; passage où multun traduit arietes. On l'a fait venir de balarius, de balare, bêler ; mais une telle dérivation d'un verbe n'est pas justifiée par les habitudes des langues romanes. Ménage le tire de vellarius, le velu, de vellus, toison ; mais vellarius n'est donné par aucun texte. Diez paraît avoir mis le doigt sur la vraie étymologie en indiquant le bas-latin bella, clochette, qu'on pend au cou des moutons ou des vaches, du flamand bel, clochette, anglais bell. Ainsi le bélier est celui qui porte la clochette, autrement en français mouton à la sonnette, clocheman de quelques localités ; bas-latin, aries squilatus ; en flamand, bel-hamel, anglais, bell-wether, qui ont le même sens. Cette étymologie est fortifiée par l'existence du mot bélière.
Étymologie de belier
Origine du mot belier
→ voir bélier.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de belier selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot belier d'après le Littré
s. m. Le mâle de la brebis. Lire l'article