L'adjectif kymri blawr, gris de fer, a été proposé ; mais comment la diphthongue aw serait-elle devenue ai ? Il y a en celtique : cornwall. bleit, loup ; gallois, blaidd ; et bas-breton, bleiz, lynx, mélange de loup et de chien ; mais cela aurait donné blaideau ou blaiseau. Considérant la forme du mot qui, reproduit en latin, donnerait bladarellus, diminutif de bladarius, marchand de blé (de bladum, voy. BLÉ), Diez y voit une dénomination figurée : le petit marchand de blé ou plutôt, comme remarque M. Mahn, le petit voleur de blé, à cause des habitudes de cet animal qui, dit-on, emporte beaucoup de blé sarrasin. Dans cette étymologie, il est satisfait à la forme du mot ; mais, quant au sens figuré qui aurait conduit à blaireau, il faudrait quelques intermédiaires qui manquent pour l'assurer davantage.
Étymologie de blaireau
Origine du mot blaireau
De l’ancien français blarel (1312), dérivé nominal en -el de l’adjectif bler (ayant une tache blanche au front). On rapproche ce terme du gaulois reconstitué d’après le gaélique écossais blar (« pâle ») et le gallois blawr « (cheval) gris pâle », et qui s’est sans doute croisé avec l’ancien bas francique *blari (cf. néerlandais blaar « étoile blanche au front », apparenté à l’anglais blaze, de même sens).
Le mot blaireau a évincé l’ancien français taisse ou taisson, issu du gaulois *tasgos.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de blaireau selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot blaireau d'après le Littré
s. m. Mammifère d'Europe, qui est rangé parmi les bêtes puantes (ursus meles). Lire l'article