Provenç. et espagn. brin ; portug. brim. Ce mot offre de grandes difficultés : jusqu'au XIVe siècle, il signifie force, orgueil, bruit, et, dans la locution à un brin, il signifie à la fois ; puis, au XVe siècle et au XVIe, il prend la signification qu'il a aujourd'hui. Pour Diez, ce sont deux mots distincts : il rattache le premier à l'ancien scandinave brim, anglais, brime, le flot de la mer, mais avec peu d'apparence, à cause du sens ; et le second, avec toute apparence au celtique : bas-breton, brienen, brin, d'où bran, son (voy. BRAN), d'un radical signifiant chose menue. Il est singulier que brin des anciens temps ne descende pas plus bas, et que brin des temps nouveaux ne remonte pas plus haut ; il y a solution de continuité : ce qui fait qu'on ne peut savoir s'il n'y aurait pas quelque intermédiaire qui les rapprochât l'un de l'autre. Il faut remarquer que brin ne veut pas dire seulement une chose menue, mais qu'il veut dire toute espèce de tige, même les plus grosses ; cette dernière signification est-elle aussi primitive que l'autre ou bien en est-elle dérivée ?
Étymologie de brin
Origine du mot brin
(XIVe siècle) Origine obscure, peut-être du gaulois *brinos. Comparez avec bringue.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de brin selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot brin d'après le Littré
s. m. Terme de sylviculture. Jet de bois. Quand on coupe les taillis, on laisse les brins les plus hauts et les plus droits qui sont sur les souches pour venir en haute futaie. Lire l'article