Wallon, kinohe ; namurois, conoche, conèche ; rouchi, conoitre ; Berry, conneûtre, couneûtre ; bourguig. cônay, connaître, queneussu, connu ; provenç. conoscer, conoiscer, conoisser ; catal. conexer ; espagn. conocer ; portug. conhecer ; ital. conoscere ; du latin cognoscere, de cum, et gnoscere, connaître (voy. GNOSE). Le participe coneü dans l'ancien français suppose un suffixe bas-latin ūtus, cogne-utus, italien conosci-uto, attendu que dans coneü (dont connu est une contraction), eü représente deux syllabes. Palsgrave, p. 61, qui écrit je cognois, dit qu'on prononce conoi. L'orthographe de Voltaire appliquée à ce verbe ne permet plus de reconnaître pourquoi il y a un u dans je connus (cognovi), et elle brise les relations avec les mots de même origine : notion, notoire, etc.
Étymologie de connaître
Voir aussi : connaitre
Origine du mot connaître
(1050) Du moyen français connoistre, cognoistre, de l’ancien français conoistre, du latin cognoscĕre (« fréquenter, apprendre à connaître »), infinitif présent actif de cognosco. Précédemment écrit cognoistre, connoistre, puis connoître jusqu’à la réforme de 1835. En 1675 Nicolas Bérain proposait déjà l’orthographe en ai comme conforme à la prononciation.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de connaître selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot connaître d'après le Littré
v. a. Savoir ce qu'est une personne ou une chose. Lire l'article