Wallon, fôge ; provenç. et catal. farga ; espagn. forja, fraga ; portug. forja ; piémontais, forgia ; du latin fábrica, avec l'accent sur fá (voy. FABRIQUE). L'a s'est conservé dans quelques formes romanes, et, chez nous, dans le nom propre, la Farge, qui équivaut à la Forge. Ce qui achève de démontrer cette étymologie, c'est que Forges, nom d'une localité en Normandie, est dit en latin Fabriciae ; que dans une charte de 1286 (Bibl. des chartes, 4e série, t. IV, p. 158) le carrefore des forges est en latin bivium fabricarum ; et que, dans un texte de 790, Forges, hameau de l'arrondissement de Loches, est dit fabricae. Quelque différents que soient les deux mots, il ne reste pas de doute sur l'étymologie. Forge est la forme presque régulière pour fabrica ; il n'y a d'irrégulier que la chute du b ; mais, ica se rendant par ge (pedica, piége), le b est devenu incompatible ; il ne pouvait y avoir fabrge, et le b est tombé.
Étymologie de forge
Voir aussi : Forge
Origine du mot forge
Du latin fabrica qui donne aussi fabrique. Le \a\ s’est conservé dans quelques formes romanes, et, chez nous, dans le nom propre, Lafarge, qui équivaut à la Forge. Forges, nom d’une localité en Normandie, s'est dit en latin Fabriciae, dans un texte de 790, Forges, hameau de l’arrondissement de Loches, est dit fabricae ; dans une charte de 1286 le carrefore des forges est en latin bivium fabricarum. Forge est la forme presque régulière pour fabrica ; il n'y a d’irrégulier que la chute du \b\ mais, -ica se rendant par -ge (→ voir pedica, piège), le \b\ est devenu incompatible : il ne pouvait y avoir *fabrge, et le \b\ est tombé.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de forge selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot forge d'après le Littré
s. f. Usine dans laquelle la fonte de fer est transformée en métal. Un maître de forge. Lire l'article