fraise s. f.
Wallon, fréve ; du latin fragum, fraise, par l'intermédiaire d'un type fragea.
(Nom commun 1) D’abord freise (XIIe), altération de l’ancien français fraie, issu du latin fraga, neutre pluriel (de fragum) pris pour un féminin singulier. Le mot a pris un -se final sous l’influence de framboise.
(Nom commun 2) Du précédent, à cause de la forme plissée de la collerette.
(Nom commun 3) Du précédent, par analogie de forme entre la collerette et les découpures de l’outil.
(Nom commun 4) De fraiser, proprement « ce qui enveloppe les intestins ».
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Wallon, fréve ; du latin fragum, fraise, par l'intermédiaire d'un type fragea.
Peut-être ainsi dit par comparaison de forme avec une fraise.
Wallon, frase ; namur. frâze ; Hainaut, frasse ; provenç. fresza ; bas-lat. frassa. Origine inconnue ; il est donc permis de conjecturer. Pourrait-on le rapprocher du bas-latin fractillum qui a signifié frange, et suppose une forme fractia, de même sens ? Alors la fraise serait dite ainsi par assimilation avec une frange.
Il est probable que c'est le même mot, par assimilation de forme, que fraise 3. Ce qui tend à confirmer cette étymologie, c'est que, au XVe siècle, le verbe est fraser (voy. FRAISER 1, à l'historique), conforme à frase du XIVe, fraise de veau. On l'a rapproché du bas-latin fresium, espagnol friso, freso, italien fregio, qui veulent dire frange, et on l'a tiré du latin phrygium, ouvrage de broderie, proprement ouvrage phrygien ; suivant Diez, ces mots, voulant dire proprement ce qui est bouclé, tiennent au germanique : frison, frisle, frisé ; anglais, frizle. Mais l'assimilation de fregium, fregio, avec fraise du français est très douteuse ; l'a étant dans le français frase, fraser, et l'e dans les autres.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
s. f. Fruit du fraisier. Lire l'article