Berry, fûteux, se dit d'un chasseur habile. Futé, en Normandie, se dit d'un corps poli terni par un souffle, par une fumée : les carreaux sont futés, on ne saurait voir à travers ; à Dives [Calvados], futé, rassasié : je n'ai jamais été futé d'huîtres. Le sens propre de futé est battu, du verbe fuster, qui, très employé, signifiait battre, placer à l'affût, fouiller, piller. De battu il a passé au sens de rebattu, las, fatigué, ennuyé ; enfin, de rebattu, il en est venu à signifier qui a de l'expérience, habile, rusé. On a quelque chose de semblable dans les acceptions de roué.
Étymologie de futé
Voir aussi : fute
Origine du mot futé
(adjectif 1) (1645) Participe passé adjectivé de se fuster « se tailler, se sauver, s’instruire par l’expérience [en parlant d’un animal, qui ayant manqué d’être capturé, sait esquiver les pièges] ».
Selon certains de se futer, forme dialectale de se fuiter, dérivé de fuite auquel cas la variante fûté est étymologiquement incorrecte. Les plus stupides bestes…, estans une fois eschapées du piège, se futent et n’y retornent plus.
(adjectif 2) Dérivé de fût, avec le suffixe -é.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de futé selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot futé d'après le Littré
adj. Au sens propre, usité seulement en termes de blason : muni d'un fût. Javeline ou autre arme futée, javeline, arme dont le fer et le bois sont de deux émaux différents. Lire l'article