Origine inconnue. Diez le rattache à godine, godinette (voy. GODINETTE), et y voit un dérivé du radical gaud, du latin gaudere, se réjouir, et il condamne les autres étymologies, entre autres celles de quean, mot anglais signifiant femme de mauvaise vie, et tenant à l'anglo-saxon cwen et à l'islandais quinna, qui signifient femme. Cependant cette dernière étymologie semble plus probable que la sienne. Creuzé de Lesser, dans son poëme de la Table ronde, chant VI, tire ce mot de la reine Goïne qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant : Quoiqu'en amour à la bonté j'incline, Je n'en ai pas pour la reine Goïne ; Et jusqu'à nous son nom un peu changé Vint justement en proverbe érigé.
Étymologie de gouine
Origine du mot gouine
(XVIIe siècle) Étymon discuté et inconnu :
- Mot normand signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».
- Auguste Creuzé de Lesser tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant : « Quoiqu’en amour à la bonté j’incline, Je n’en ai pas pour la reine Goïne ; Et jusqu’à nous son nom un peu changé Vint justement en proverbe érigé. »
- Auguste Scheler soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.
- De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.
- Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de gouine selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot gouine d'après le Littré
s. f. Terme très bas d'injure. Femme de mauvaise vie, coureuse. Lire l'article