Provenç. espagn. ironia ; du lat. ironia, qui vient du grec εἰρωνεία, ironie.
Étymologie de ironie
Origine du mot ironie
(XIIIe siècle) Apparaît sous la graphie yronie. Emprunté au latin ironia, lui même du grec ancien εἰρωνεία, eirôneía (« action d’interroger en feignant l’ignorance »), dérivé du participe présent ἔίρων (« qui interroge, et par extension qui feint l’ignorance ») du verbe ἔρομαι (« demander, interroger »).
Le grec classique, essentiellement grâce à Platon et à Aristophane, possédait un système remarquablement complet et cohérent de termes créés par suffixation à partir du radical eirô-. Leurs équivalents modernes ironique, ironiquement, ironiste, ironiser, ironisme, ne rendent pas suffisamment compte de l’étymon « question faussement naïve » qui fonde l’ironie inventée par la fameuse maïeutique de Socrate.
L’ironia du latin classique ne garde de ses origines grecques que la notion de « fausseté » ; c’est une dissimulatio, c’est-à-dire une forme de plaisanterie ou de raillerie dissimulée sous un ton sérieux et qui consiste, par inversio verborum, à dire le contraire de ce qu’on veut dire.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de ironie selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot ironie d'après le Littré
s. f. Proprement, ignorance simulée, afin de faire ressortir l'ignorance réelle de celui contre qui on discute ; de là l'ironie socratique, méthode de discussion qu'employait Socrate pou… Lire l'article