Picard, morre, meuler ; wallon, moûre ; Berry, meûdre, meûde ; provenç. molre ; catal. moldrer ; espagn. moler ; portug. moer ; du lat. molere ; comparez le grec μύλη, meule, le goth. malan, l'allem. mahlen, le slave mla. Dans moudre, qui représente molre, du lat. molere, le d n'est pas organique ; il a été appelé, comme dans moindre, gendre, pour le besoin de la prononciation ; d'où mouldre, transformé en moudre ; le d, qui tombe devant les voyelles (moulant, moulu), a l'air de se substituer l'l, et, réellement, il ne fait que la mettre à nu. Il y avait dans l'ancienne langue un autre moudre qui signifiait traire : Quant une femme entre au matin en son estable pour moudre ses vaches, les Évang. des quenouilles, p. 53. Ce moudre vient du lat. mulgēre, prononcé incorrectement mulgĕre, si toutefois mulsi, mulsum n'indiquent pas un archaïque mulgĕre, conservé populairement.
Étymologie de moudre
Origine du mot moudre
Du latin molere (sens identique). Ce verbe subit la désaffection générale envers les verbes du troisième groupe et il n’est plus guère usité qu’aux trois premières personnes de l’indicatif présent, à l’infinitif, à la première personne de l’impératif, au futur et au participe passé. Ses synonymes du premier groupe le supplantent à toutes les autres personnes, tendance renforcée par une conjugaison délicate : je, tu mouds, il moud, mais nous moulons, vous moulez, ils moulent au présent de l'indicatif, on retrouve ce l au passé simple (je moulus) et à l'imparfait (je moulais) de l'indicatif ainsi qu'au subjonctif (que je moule).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de moudre selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot moudre d'après le Littré
v. a. Mettre en poudre par le moyen du moulin. Lire l'article