muette s. f.
Muer. Malgré la définition donnée par l'Académie, laquelle indique muer, il n'est nullement sûr que ce mot ne doive être rangé sous muette 2, et que ce ne soit qu'un sens dérivé de cette muette-là.
(Nom 2) De l’ancien français muete. Apparenté à meute.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Muer. Malgré la définition donnée par l'Académie, laquelle indique muer, il n'est nullement sûr que ce mot ne doive être rangé sous muette 2, et que ce ne soit qu'un sens dérivé de cette muette-là.
Des étymologistes ont dit : " De mue s'est formé le nom de muette, qu'on donne aux maisons des capitaineries et des juridictions de chasse ; parce qu'on y apporte ordinairement les mues des cerfs, c'est-à-dire les têtes qu'ils ont posées et qu'on trouve dans les bois. " Mais rien ne justifie cette étymologie ; ce mot est l'ancienne orthographe de meute (voy. ce mot) comme on le voit par ces exemples-ci : À cette époque on savait par la tradition que ce mot, bien que écrit muette, se prononçait meute ; puis cela s'oublia, et l'on prononça muette, suivant l'écriture. C'est à Génin, Récréat. philol. I, 66, que revient le mérite du redressement de cette étymologie.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
s. f. Maison destinée soit à garder les mues de cerfs, soit à mettre les oiseaux de fauconnerie, au temps de la mue. Lire l'article