On le rapporte d'ordinaire à l'allemand nicken, faire un signe de tête ; mais Scheler recommande de préférence le hollandais nuk, suéd. nyck, danois nykke, malice, méchanceté. Toutefois ce qui paraît donner l'avantage à la première étymologie, c'est qu'on trouve le verbe niquer avec le sens de branler la tête :
Étymologie de nique
Origine du mot nique
au sens du verbe
- (XIXe siècle) De l'arabe. Dans l'arabe populaire en Afrique du Nord نك nik (« faire l'amour »), de l'arabe classique نكح nakaḥa (percer, forer; cohabiter avec une femme; en parlant des animaux, couvrir la femelle), ou de نكاح nikāḥ (« coït »).
- (XIXe siècle) au sens de gagner au jeu, d'après le TLFI
au sens classique
- nic: Le mot ressemble au mot nice (anglais et ancien français) lui-même du latin nescius
- Le TLFI documente l'utilisation du mot nic au (XIIIe siècle)
- Attestation du terme nique
- (XIVe siècle) (selon réédition du (XIXe siècle)) Mathéolus et Jean Le Fèvre écrivent "faire à son mari la nique" au vers 1056 en page 74 de la réédition dans Les lamentations de Matheolus et Le livre de Leesce, de Jehan Le Fèvre, de Ressons : (poèmes français du XIVe siècle). T.1, Les lamentations de Matheolus (Tome 2)
- vers 1507 Un des premiers usages en langue française "Cette cité de nique appartenait à un puissant homme" est attesté dans Les neuf preux, en page f325, feuille CCIII, pour désigner une ville proche de Constantinople, possiblement Nicée devenue İznik, nom pouvant avoir pu être hérité du latin contemporain de cette époque.
- vers 1584 un traducteur d'Horace écrit "je t'ôterai (diras tu) tes biens:pource la nique." en page 308 de Les oeuvres de Q. Horace Flacce,... mises en vers françois, partie traduites, parties veues et corrigées de nouveau par M. Luc de La Porte
- vers 1585 Noël Du Fail conjugue "faire la nique" de deux manières distinctes en page 42 et 218 dans Les Contes et discours d'Eutrapel. Par le feu Seigneur de la Herissaye, gentilhomme breton [Noël Du Fail] / Ridentem quid vetat dicere verum ? Le ris n'empesche pas qu'on ne die verité. ; Horatius. Omne tulit punctum qui miscuit utile dulci. Qui profite & qui plaist a gagné tout l'honneur.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de nique selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot nique d'après le Littré
s. f. Usité seulement dans cette locution : faire la nique à quelqu'un, lui témoigner moquerie et mépris par un certain signe de tête. Lire l'article