Provenç. pros ; ital. pro, proda. Mot très difficile. En français le nominatif est pros, le régime est prou, preu, et quelquefois prode ; le pluriel nominatif est pros et prou ; le régime pluriel est pros, et aussi prodes ; au féminin, le nominatif est preus, pruz et aussi prode. Le provençal dit au masculin et féminin proz, sans distinction de cas. D'après la règle de l'ancien français, ces formes supposeraient un adjectif latin qui serait le même pour le masculin et le féminin, par exemple prodis ; mais prodis n'existe pas dans la latinité. Diez hésite entre une dérivation de la préposition pro, pour, et l'adjectif probus, Raynouard se déclare pour probus. Le fait est que le bas-latin rend constamment preux par probus, et prouesse par probitas ; sens qui, étant étrangers à la latinité, peuvent avoir été attribués à ces mots à cause d'un vague sentiment d'une communauté entre preux et probus. Dans cet état de choses, il n'est pas impossible que probus, qui avait un adverbe probiter, se soit changé en probis, et de là en prodis ; on a des exemples de cette mutation : la préposition od pour ob, représentant de apud, et en italien bue brado, jeune bœuf non dressé, au lieu de bue bravo. Mais jusqu'à présent cela ne dépasse pas la valeur d'une conjecture. Malgré quelques coïncidences de sens, ce qui empêche de tirer preux, prode, de prudens, prudentem, c'est que le régime serait dans l'ancienne langue proent.
Étymologie de preux
Origine du mot preux
(Environ 1100) Existait sous la forme proz en ancien français. Vient du bas latin prode (« utile, profitable »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de preux selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot preux d'après le Littré
adj. m. Vaillant, brave. Lire l'article