Ce mot s'est établi malgré l'objection de Bouhours, qui le trouvait mal fait, parce que cela supposait un verbe proser : objection qui n'est pas bonne ; car proser était déjà dans Régnier. Quoi qu'il en soit, prosator se trouve dans de très anciens textes du moyen âge. Autrefois, au lieu de prosateur, qui n'existait pas, on disait orateur.
Étymologie de prosateur
Origine du mot prosateur
(1666) Ménage explique : « J’ai fait prosateur, à l’imitation de l’italien prosatore, pour dire « un homme qui écrit en prose ». Le mot met du temps à s’imposer en français : les puristes lui refusent son sens moderne car, en latin, le sens de prosator est assez exactement celui de poète en grec ancien : « créateur ». Richelet, en 1680, proteste : on ne dit « pas Monsieur d’Ablancourt étoit un excélent prosateur », mais « étoit un homme qui écrivoit bien en prose ».
Le mot n’est admis dans le Dictionnaire de l’Académie qu’en 1762.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de prosateur selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot prosateur d'après le Littré
s. m. Celui qui écrit principalement en prose. Lire l'article