torche s. f.
Berry, torche, tresse : une torche de chanvre ; picard, torke, selle d'âne ; provenç. torcha ; ital. torcia ; venit. torzo ; d'un lat. fictif tortia, tortium, dérivé de tortus, de torquere (voy. TORDRE).
Issu du latin torqua (« collier, guirlande »), variante de torques et devenu *torca en latin populaire », dérivé de torquere (« tordre »).
(1174) torge, « bouchon de paille » ; (ca 1175) torche de fain, « faisceau de foin » ; (1174) torke, torche, « faisceau, paquet » ; (1443) torche, « espèce de collerette » ; (1483) tourche, « espèce de bandeau » ; (1549) torche, « rouleau de linge que les femmes mettent sur la tête pour porter des fardeaux » ; (1467) torque, « fil de fer roulé en cercle » ; (1680) torche, « double tour d’osier que le vannier fait autour de la base d’un panier, pour le consolider » ; (1680) torche, « natte de paille employée pour garantir les arêtes des pierres de taille » ; (1723) torche, « cordée (d’oignons) » ; (ca 1220) torke, « flambeau grossier fait d’une corde tendue enduite de résine ou de cire, ou d’un bâton de bois résineux entouré de cire, de suif » ; (1285) torche « id. ». L’ancien français emploie souvent torse, trosse au sens de « faisceau de choses liées ensemble » (→ voir trousse) et tortiz, tortin, tortil substantifs dérivant de tort (« tordu »), au sens de « flambeau ».
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Berry, torche, tresse : une torche de chanvre ; picard, torke, selle d'âne ; provenç. torcha ; ital. torcia ; venit. torzo ; d'un lat. fictif tortia, tortium, dérivé de tortus, de torquere (voy. TORDRE).
Subst. verbal de torcher.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
s. f. Étymologiquement, chose roulée, tortillée ; sens inusité, mais qui se retrouve dans tout ce qui est désigné par le mot torche. Lire l'article