Tremouille, dans COTGRAVE ; saintong. tremue ; Berry, tremuée, termuée ; prov. tremueia ; cat. tramuja ; port. tremonha ; it. tramoggia ; bas-latin, tremellum, tremula, tremoea, tremuta, treumia. Les formes tremellum, tremula, paraissent indiquer le lat. tremere, trembler, la trémie étant dans un tremblement continu. Mais les finales mueia, moggia indiquent de leur côté le lat. modius, muid. Certains ont dit que trémie repré sentait tres modii, trois muids ; mais Scheler croit que tre représente tremere, de sorte que la trémie est le boisseau tremblant ; cela est vraisemblable.
Étymologie de trémie
Origine du mot trémie
(Fin XIe siècle) Au départ, il y a la racine indo-européenne *med (« mesurer, conseiller »), puis le latin *med-/*mod- (« réfléchir, mesurer, peser »). Celle-ci donnera le latin modus, puis lui-même modius. Il y a également l’indo-européen commun *trei-, *tréyes, qui donnera le grec ancien τρεῖς, treîs (« trois »), puis le latin tres, dérivant de la forme archaïque treis.
C’est en combinant ces deux mots (tres et modius) que l’on obtiendra le latin trimodius, (« mesure de trois muids »). Il y aura ensuite trimodia, via trimodium.
On obtiendra alors la forme « trémie », (Fin XIe siècle) par le judéo-français tremuie (« trémie »), (1234-40) l’ancien français tremuie (« entonnoir à grain dans un moulin »), (1412-13) (Construction) le moyen français tremie (« remplissage entre les pendants »), (1437) tremuye (« vide réservé dans un plancher pour l’âtre de la cheminée »), (1530) tremye, (1680) tremie (« mangeoire pour les pigeons »).
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L'étymologie de trémie selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot trémie d'après le Littré
s. f. Sorte de grande auge à ouverture carrée, large par le haut, étroite par le bas, dans laquelle on met le blé, qui tombe de là entre les meules pour être réduit en farine. Lire l'article