Génev. veniule ; Berry, vane, vanne, ruelle ; bas-lat. venella dans un diplôme de 648 (GRANDGAGNAGE, Noms vallons). Du Cange y voit un diminutif de vena, veine, pris figurément. Cela est appuyé par le génevois veniule, et par le bas-latin venula, venelle, dans un texte cité par du Cange. Courtépée, Descrip. du duché de Bourgogne, p. 506, prétend que enfiler la venelle vient de ce que, en 1437, les écorcheurs rôdant autour de Selongey et de Gemeaux, localités où passe une petite rivière dite la Venelle, les habitants les pourchassèrent jusqu'à un défilé fort étroit, ne se sauvant que ceux qui se jetèrent dans la Venelle. Mais c'est là, comme il arrive si souvent, une historiette inventée pour expliquer une locution. Venelle, sans compter les textes du bas-latin, se trouve dès le XIIIe siècle ; et enfiler la renelle ou la ruelle a pu se dire sans qu'il y ait besoin des écorcheurs.
Étymologie de venelle
Origine du mot venelle
Mot dérivé de veine, avec le suffixe -elle : une rue comme une petite veine. Pour les grandes avenues ou boulevards, l’analogie est la même : on parle dans ce cas d’artères principales.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de venelle selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot venelle d'après le Littré
s. f. Petite rue. Lire l'article