1çà adv. de lieu (sa)
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1Familièrement, ici. Viens çà.
Venez çà, chien maudit
Molière, l'Étour. III, 4
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Çà et là, de côté et d'autre. Errer çà et là.
- Çà et là ses regards en liberté couraientOù les portait leur fantaisie La Fontaine, Cas de consc.
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Qui çà, qui là, les uns d'un côté, les autres d'un autre. Ils couraient tous qui çà, qui là.
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2De-çà, voy. DEÇÀ.
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3Terme ancien de palais. En çà, jusqu'à présent. Depuis deux ans, depuis deux mois en çà.
Depuis cinquante ans en çà on a vu publier plusieurs bulles semblables
Pascal, Prov. 19- Voici le fait : depuis quinze ou vingt ans en çà,Au travers d'un mien pré certain ânon passa Racine, Plaid. I, 7
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4Interjection familière pour exciter, encourager. Çà travaillons.
Enfin nous ne serons pas les seuls ; çà, çà voici des compagnons
Bossuet, Démons, 2- Çà, je veux étouffer le courroux qui m'enflamme,Et t'ouïr tout du long sur ta commission Molière, Amph. II, 1
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5Or çà, interjection qui, composée de çà et or (maintenant), signifie qu'on se met à quelque chose, qu'on commence.
Or çà verbalisons
Racine, Plaid. II, 4Or çà, sire Grégoire, Que gagnez-vous par an ?
La Fontaine, Fab. VIII, 2
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6Ah çà, sorte d'appel à l'attention. Ah çà, il faut s'entendre. Ah çà, que venez-vous me conter ?
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7Çà bas, sur la terre où nous sommes ; locution vieillie.
- Amoureux Jupiter, que ne viens-tu çà bas ? Régnier, Élég. IV
Dans le ciel autant de biens que vous en faites çà bas
Régnier, Ép. dédic.
Remarque
Çà haut, çà bas sont des locutions aujourd'hui peu usitées ; ils répondent à ici-haut, comme a dit FONTENELLE dans ses Dialogues des Morts, et à ici-bas, comme nous le disons de la terre par rapport au ciel.
Étymologie
Provenç. sa, sai ; espagn. acà ; portug. cà ; ital. quà ; lombard, scià ; de ecce hac, voilà par ici.