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Marcher des épaules, marcher pesamment en balançant les épaules et en se donnant un air d'importance.
Vous voyez des gens qui entrent sans saluer que légèrement, qui marchent des épaules et qui se rengorgent comme une femme
La Bruyère, VIII
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Terme de manége. Trotter des épaules, se dit d'un cheval qui trotte pesamment.
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Il est bien large, mais c'est par les épaules ou des épaules, se dit d'un avare, par un jeu de mots sur large, qui, outre l'acception propre, signifie généreux.
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Familièrement. Hausser, lever les épaules, témoigner en haussant les épaules, qu'une chose déplaît, choque.
Vous avez un ridicule orgueil qui fait hausser les épaules
Molière, Mal. imag. II, 7
Il ne répondit qu'en haussant les épaules
Mme de Sévigné, 210
Le Jupiter d'Homère avec ses deux tonneaux me fait lever les épaules
Voltaire, Memmius, IX
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Mettre quelqu'un à la porte par les deux épaules, le chasser honteusement.
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Porter sur les épaules, se dit d'un fardeau dont on a les épaules chargées.
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Fig. Je porte cet homme sur mes épaules, il m'est à charge, il me déplaît.
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Avoir quelque chose sur les épaules, avoir quelque embarras.
Quand nous n'aurons plus Philisbourg sur nos épaules
Mme de Sévigné, 474
Je veux m'ôter sa charge de dessus les épaules
Mme de Sévigné, 410
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Être sur les épaules, peser sur les épaules, être à charge, être un embarras.
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Plier les épaules, témoigner en pliant les épaules qu'on n'approuve pas.
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En un autre sens. Plier, baisser les épaules, subir un affront avec résignation.
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Avoir les épaules assez fortes, trop faibles pour ...., c'est-à-dire être capable, incapable d'exécuter une chose.
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Donner un coup d'épaule à quelqu'un, lui venir en aide dans un embarras, dans une difficulté.
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Prêter l'épaule à quelqu'un, lui fournir les ressources dont il a besoin.
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Prêter l'épaule à quelque chose, y être favorable.
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Un tour d'épaule, un coup d'épaule, un effort pour quelque chose.
Ces messieurs [du parlement] sont l'image de la justice ; les images portées ou menées en procession précèdent le roi ; encore un tour d'épaule et ils prétendront le précéder
Saint-Simon, 445, 209
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Lire par-dessus l'épaule, lire par derrière une personne ce qu'elle tient dans la main.
Et vous croyez bien que je me rends maîtresse de la lettre, pour qu'on ne lise pas sur mon épaule ce que je ne veux pas qui soit vu
Mme de Sévigné, 278
Un jour qu'en ayant ouvert une [lettre] et s'étant mis à lire, Éphestion s'approcha et lisait avec lui par-dessus son épaule
Rollin, Hist. anc. t. VI, p. 385, dans POUGENS
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Manger par-dessus l'épaule, jouer par-dessus l'épaule, manger derrière les autres, jouer sans avoir de place à la table du jeu.
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Regarder quelqu'un par-dessus l'épaule, le regarder avec mépris.
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Faire quelque chose par-dessus l'épaule, ne point le faire du tout. Ne comptez pas être remboursé par cet homme ; il vous payera par-dessus l'épaule.
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Pousser le temps à l'épaule, vivre petitement en attendant un meilleur temps, gagner du temps.
En attendant, je vais pousser, comme je pourrai, le temps avec l'épaule jusqu'au printemps, où j'irai revoir....
D'Alembert, Lett. à Voltaire, 15 oct. 1776