1éteinte s. f. (é-tin-t')
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Usité seulement dans cette locution : à éteinte de chandelle (voy. ÉTEINT).
Usité seulement dans cette locution : à éteinte de chandelle (voy. ÉTEINT).
1Qui a cessé de brûler. Un feu éteint très promptement. La bougie est éteinte.
À chandelle éteinte, ou, substantivement, à éteinte de chandelle, s'est dit d'une adjudication qui reste ouverte tant qu'une petite chandelle qui brûle n'est pas consumée. On dit aujourd'hui : à l'extinction des bougies ou des feux.
Fig.
2Volcans éteints, volcans qui ont cessé de brûler et d'être en activité.
3Qui a perdu son éclat.
Il [M. de Monaco] avait deux gros yeux d'aveugle, éteints, et qui en effet ne distinguaient rien à deux pieds d'euxSaint-Simon, 44, 2
4Détruit, qui n'existe plus.
La vérité était donc éteinte avant que la réforme parût ?Bossuet, Avert. 3
La tyrannie des Pisistratides est entièrement éteinteBossuet, Hist. I, 8
L'esprit de pénitence est presque éteint parmi les fidèlesMassillon, Car. Jeûne.
Des lois ou négligées par le relâchement, ou éteintes par la coutumeMassillon, Or. fun. Villars.
N'avoue-t-il pas lui-même qu'il serait ridicule de fonder la constitution de l'État sur des maximes éteintes ?J.-J. Rousseau, Polysynodie, jugement.
L'amitié même éteinte avait encore des droits qu'il aurait dû respecterJ.-J. Rousseau, Conf. IX
Famille, race éteinte, celle dont il ne reste plus d'héritier.
5Il se dit des facultés qui perdent leur activité.
Dans un sens analogue.
Homme éteint, homme dont les facultés sont amorties soit par les fatigues, soit par l'âge.
Elle est d'une extrême délicatesse ; elle ne se promène quasi pas ; elle a toujours froid ; à neuf heures du soir elle est toute éteinte ; les jours sont trop longs pour elleMme de Sévigné, t. VII, lett. 705, p. 229, dans POUGENS
6Une voix éteinte, si faible qu'on peut à peine l'entendre.
Non, lui dit-elle, d'une voix presque éteinte, je n'accepte point ces présents, je parsMarmontel, Contes moraux, Soliman II
7Terme de chimie. Mercure éteint, mercure tellement trituré avec d'autres substances qu'on n'aperçoit plus, dans le mélange, aucun globule métallique.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander