étouffé, ée part. passé. (é-tou-fé, fée)
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1Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus vivre.
- Les uns sont étouffés sous le faix de la terreQui tombe par l'effort des machines de guerre MAIRET, Mort d'Asdrub. I, 3
- Quand tu me dépeignais....Les monstres étouffés et les brigands punis Racine, Phèd. I, 1
Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants
Racine, Andr. III, 8
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Dans l'Ancien Testament, viandes étouffées, la chair des animaux tués, sans qu'on ait versé leur sang.
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Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus brûler. Feu étouffé.
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2Trop serré.
Il partit donc aux acclamations de tout le canton, étouffé d'embrassements
Voltaire, l'Ingénu. 7- Jeté sur cette boule,Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule,Faute d'être assez grand Béranger, Vocat.
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Terme d'horticulture. Arbre étouffé, arbre entouré d'arbres plus élevés qui l'empêchent de profiter.
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Endroit étouffé, endroit où il y a peu d'air. Chambre étouffée.
Vous allez dans une petite ville étouffée, où peut-être il y aura des maladies et du mauvais air
SÉVIGNÉ, 84
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3Fig. Qui ne peut se manifester.
- Et des crimes si noirs étouffés au berceau CORNEILLE, Œdipe, I, 6
- Sa vertu reconnue et l'envie étouffée Rotrou, Bélisaire, I, 2
La voix de la nature était étouffée
Bossuet, Hist. II, 12- Des desseins étouffés aussitôt que naissants Racine, Brit. IV, 2
- Il croit peut-être, il croit que ma haine étouffée.... Racine, Alex. IV, 1
- Quel feu mal étouffé dans mon cœur se réveille ! Racine, Phèd. IV, 5
Telle fut la fin d'Alcibiade, en qui de grandes vertus étaient étouffées par des vices encore plus grands
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. IV, p. 110
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Réprimé. Révolte étouffée à grand'peine.
- Et foulant à vos pieds leurs fureurs étouffées Voltaire, Tancr. v, 1
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Cris étouffés, les cris sourds d'une personne dont la respiration est gênée.
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Soupirs étouffés, voix étouffée, soupirs, voix qu'on s'efforce de retenir, de ne pas laisser entendre.
- Vos soupirs étouffés semblent me faire injure Voltaire, Tanc. I, 4
Adieu, pour toujours, dis-je d'une voix étouffée
Mme de Genlis, Veillées du chât. t. I, p. 235
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Rire étouffé, le rire qui échappe à une personne s'efforçant de le retenir.
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Bruit étouffé, se dit d'un bruit qu'on empêche de se faire entendre, et d'un bruit qu'on empêche d'être divulgué.