1étoupé, ée part. passé. (é-tou-pé, pée)
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Les oreilles bien étoupées.
Les oreilles bien étoupées.
1La partie la plus grossière de la filasse. Étoupe de chanvre, de lin. Boucher avec de l'étoupe.
Fig. Mettre le feu aux étoupes, exciter à la sédition, aux querelles, aux procès, à faire l'amour, à satisfaire quelque passion emportée.
Je la regardais quelquefois du coin de l'œil, d'une manière qui mettait le feu aux étoupes ; car le jeu commençait à me plaireLesage, Gil Blas, II, 2
Cette fausse dévote, vrai suppôt de Satan, mit le feu aux étoupes en parlant sans cesse à la dame de l'amour et de la persévérance du GénoisLesage, Guzm. d'Alf. I, 3
On dit dans le même sens, le feu prend aux étoupes.
2Terme de marine. Produit de la décomposition de vieux cordages dont on détord les torons et filets. Étoupe noire, celle qui résulte des cordages goudronnés.
3Terme de botanique. Substance filamenteuse et compacte que l'on trouve au collet ou dans le fruit de certaines plantes.
Wallon, sitop, stop ; provenç. estopa, stopa ; espagn. estopa ; ital. stoppa ; du latin stuppa, étoupe, en grec στύπη, partie de l'écorce du chanvre la plus voisine du tronc, στύπος, tronc, en latin stipes (voy. ÉTEULE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander