1adultéré, ée part. passé. (a-dul-té-ré, rée)
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Médicaments adultérés.
Médicaments adultérés.
1S. m. et f. Celui ou celle qui viole la foi conjugale. Les fornicateurs et les adultères.
2Adj. Qui viole la foi conjugale. Époux adultère. Tableaux ou estampes qui représentent la femme adultère de l'Évangile.
Flamme adultèreRacine, Phèdre, III, 3
3Par extension, ce qui offre un mélange vicieux, coupable.
4Fig.
Votre lumière ne luit pas sur les âmes adultères et corrompuesMassillon, Prod.
On donnait autrefois un complément à adultère. On dirait aujourd'hui l'amant ou la maîtresse.
Adultère est une formation récente faite sur le modèle d'adulterium, et comme s'il y avait un mot latin adulterius. La forme ancienne est avoutre ou aoutre ; provenç. adultre, avoutre, avoutro. En effet, le latin adulter ayant l'accent sur du, le mot français dut l'avoir sur la même syllabe : ce qui est dans avoutre, dans le provençal, dans l'italien et l'espagnol adultero. On trouve dans un texte du XIe siècle : Il faudrait donc admettre un bas-latin adulterius ayant l'accent par conséquent sur te. Mais le texte des Lois de Guillaume a été écrit en Angleterre, et il est défectueux ; on peut croire qu'il faut y lire la avultre.
Violement de la foi conjugale. Commettre un adultère. Né d'un adultère. Fruit d'un adultère.
Adultère simple, terme d'ancienne législation, celui qui est commis par une personne mariée avec une personne non mariée.
Adultère double, celui que commettent ensemble un homme marié et une femme mariée.
Provenç. adulteri ; espagn. et ital. adulterio ; de adulterium, de ad, à, et ulter pour alter, autre (voy. AUTRE). L'ancien français, avoltierge, avoutire, le français moderne, adultère, sont régulièrement formés du latin avec l'accent sur la syllabe qui correspond à te accentué en latin. La forme avulterie n'y déroge qu'en apparence ; c'est une différence d'orthographe pour avultiere, comme apostolie pour apostoile.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander