1amorcé, ée part. passé. (a-mor-sé, sée)
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1Garni d'une amorce. Une ligne amorcée.
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2Attiré. Les poissons amorcés par l'appât qu'on jetait. Les hommes amorcés par les plaisirs.
1Garni d'une amorce. Une ligne amorcée.
2Attiré. Les poissons amorcés par l'appât qu'on jetait. Les hommes amorcés par les plaisirs.
1Appât pour prendre certains animaux. Mettre l'amorce à l'hameçon.
2Fig. Tout ce qui fait mordre à, tout ce qui attire. Se laisser prendre à l'amorce des voluptés.
Il ne suffit pas d'ôter aux passions les amorces qui les irritentMassillon, Pécheresse.
3Poudre avec laquelle on enflamme la charge d'un fusil, d'un canon, d'une mine.
Je brûle d'abord une amorce dans un pistoletJ.-J. Rousseau, Ém. I
L'amorce brûla les moustaches du plus jeune spahiChateaubriand, Itin. 57
L'amorce est déjà conduite, et la mine prête à jouerLa Bruyère, 8
Prendre une ville sans brûler une amorce, sans tirer un coup de fusil.
Puységur eut la gloire de l'occupation de toutes les places espagnoles des Pays-Bas sans brûler une amorceSaint-Simon, 408, 108
Tessé croyait déjà tenir le bâton de maréchal, quoiqu'il n'eût jamais vu d'action, ni peut-être brûlé une amorceSaint-Simon, 91, 202
4Technologie. Dissolution d'or, d'argent ou de platine, dans laquelle on trempe les planches, lames ou vases de cuivre qu'on veut plaquer.
Une petite quantité d'eau qu'on verse dans une pompe, pour qu'elle fonctionne.
Amors, participe passé de l'ancien verbe amordre, mordre à ; proprement, chose à laquelle on mord ; wallon, amoise, amorce dans le sens de pierre d'attente ; le simple est dans l'italien, morsa, pierre d'attente. Dans le XVIe siècle, on disait esmorce à côté de amorce. Le provençal a amorzar, amorsar, amorcer, amorzamen, amorcement ; ce qui suppose un substantif amorsa. L'orthographe amorce est mauvaise ; il faudrait écrire amorse. L'Académie devrait faire ce changement, autorisé d'ailleurs par d'anciennes orthographes en français ou en provençal.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander