1avantagé, ée part. passé. (a-van-ta-jé, jée)
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À qui un avantage a été fait. Le fils aîné avantagé par son père.
Cette créature si avantagée par son créateur
Bossuet, Prov. 1
À qui un avantage a été fait. Le fils aîné avantagé par son père.
Cette créature si avantagée par son créateurBossuet, Prov. 1
1Ce qui avance, ce qui sert, ce qui profite. Les avantages de la paix. Offrir, présenter ou procurer des avantages. C'est un grand avantage de. Il y a beaucoup d'avantage à.
Et chacun voulait tirer avantage des circonstancesANQUET., Ligue, I, p. 167
Ainsi nous tirons avantage de nos propres imperfections. - Il y en a assez, Dieu merci, de ce qui est déjà fait, pour en tirer un admirable avantage contre les maudites maximesPascal, dans COUSIN
La censure en tirera cet avantage que...Pascal, Prov. 3
Qui tirent avantage de leur obscuritéMolière, l'Av. V, 5
La science de prendre ses avantagesBossuet, Hist. III, 6
Chaque forme de gouvernement a ses avantagesBossuet, ib. III, 5
La nature qui a fait de si grands avantages à l'hommeVaugelas, Q. C. 442
C'est un des avantages que les méchantes personnes ont sur celles qui ne le sont pas, que toutes les bontés qu'elles ont sont beaucoup mieux reçuesVoiture, Lettr. 30
En termes de manége, prendre l'avantage, son avantage pour monter à cheval, se servir de quelque élévation pour monter plus facilement.
2Ce qui fait qu'on l'emporte, qu'on a le dessus de quelque façon que ce soit. Avantages naturels et acquis. Réunir tous les avantages de la nature et de la fortune. Il avait un port majestueux, avantage qui est d'un grand prix. L'ennemi comptant sur l'avantage du poste. Prendre ses avantages pour le combat. Comme l'avantage de l'ennemi était dans une cavalerie innombrable. L'amitié a cet avantage sur la parenté que... .
Parle-lui de moi dans tes entretiens ; vante-lui adroitement ma personne et les avantages de ma naissanceMolière, Princ. d'Él. III, 5
Vous prétendez avoir quelque avantage au-dessus de luiMassillon, Riche.
Il est vrai que Tiennette a sur Jeanne De l'avantageLa Fontaine, Troq.
Le chevalier emporta l'avantageHamilton, Gramm. 5
Avec avantage, en faisant honneur. Parler de quelqu'un avec avantage, parler de soi avec trop d'avantage.
Formule de politesse. J'ai l'avantage de connaître M. votre père. À l'avantage de vous revoir.
3Succès militaire, victoire. Avoir l'avantage. Les avantages furent balancés. De part et d'autre on s'attribua les avantages de la journée. Poursuivre ses avantages.
Les Perses remportèrent de grands avantagesBossuet, Hist. I, 11
Ceux qui avaient remporté quelque avantage à la guerreBossuet, ib. II, 5
Remporter quelque grand avantage sur eux par les armesFénelon, Tél. XX
4Terme de jurisprudence. Ce qu'on donne à quelqu'un de plus qu'aux autres qui ont mêmes droits. À titre d'avantage. Avantage simulé. Avantage indirect.
Les avantages qu'un mari et une femme pouvaient se faire par testamentMontesquieu, Esp. XXIII, 21
En termes d'ancienne procédure, avantage se dit lorsque le juge adjuge les conclusions à une partie contre un adversaire qui fait défaut. Prenez votre avantage.
5Terme de jeu. Ce qu'on rend de pièces ou de points à un adversaire trop faible avec qui l'on joue.
Terme de jeu de paume. Lorsque deux joueurs ont chacun trente, celui qui gagne ensuite le premier coup a quarante-cinq, ce qui s'appelle avantage, parce qu'il ne lui faut plus qu'un coup heureux pour gagner la partie.
En termes de marine, avoir l'avantage du vent, avoir le dessus du vent par rapport à un autre vaisseau.
6Avantage, partie de l'avant du vaisseau qui forme saillie sur l'étrave.
7À l'avantage de, loc. adv. D'une façon qui sert, qui profite, qui fait honneur. Cela est à l'avantage de votre adversaire.
S'il s'y trouve quelque différence, elle est à l'avantage de la question présentePascal, Prov. 17
J'y remarque tant de choses à mon avantage, que...Descartes, Lett. 1
On est disposé à croire que tout est à son avantageMme de Sévigné, 301
Il s'en fallut tenir à cette dernière interprétation, qui ne manqua pas d'être trouvée à l'avantage de SérapisFontenelle, Oracles, ch. 16
Cette guerre finit à l'avantage de LacédémoneBossuet, Hist. I, 8
À mon avantage, à son avantage, loc. adv. Dans une position où j'ai, où il a l'avantage.
Je l'ai pris à mon avantageMme de Sévigné, 510
Je vous tiens à mon avantage, quand je vous écris : vous ne me répondez pasMme de Sévigné, 333
Quand le médecin est auprès de mon lit, le confesseur me trouve à son avantageMontesquieu, Lett. pers. 75
Être habillé, coiffé à son avantage, d'une manière qui relève.
En termes de manége, être monté à son avantage, avoir un cheval proportionné à sa taille.
1Ajoutez :
Faire son propre avantage, tirer utilité, profit.
Comme il est permis de faire en rechignant son propre avantage, je veux leur obéir [à mes vrais amis], les aimer et les gronderJ.-J. Rousseau, Lett. à Du Peyrou, 6 avr. 1765
1. De Caillières, 1690, dit que la locution : l'avantage de vous connaître, est une façon de parler bourgeoise ; aujourd'hui, c'est une formule de politesse. 2. Écrire advantage, advancer, advantageux, comme on les trouve particulièrement dans les textes du XVIe siècle, est une fausse orthographe, suggérée par une fausse étymologie ; la préposition latine ad n'entre pas dans la composition de ces mots.
Bourguig. aivanteige ; provenç. avantage ; catal. avantatje ; espagn. ventaja ; portug. ventagem ; ital. vantaggio ; de avant, à l'aide de la forme abantaticum que certifient le tj du catalan et le gg de l'italien.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander