1brigué, ée part. passé. (bri-ghé, ghée)
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Il eût été difficile de lui refuser une grâce si peu briguée
Fontenelle, Chazelles
Il eût été difficile de lui refuser une grâce si peu briguéeFontenelle, Chazelles
1Manœuvre par laquelle, poursuivant quelque objet, on engage des personnes dans ses intérêts. Brigues dans les élections. La brigue pour le consulat était plus animée que jamais. Les candidats commencèrent leurs brigues. Lois contre la brigue. Convaincu de brigue.
On fait sa brigue pour arriver à un grand posteLa Bruyère, 8
Fabius Ambustus fit une brigue si puissante que non-seulement il vint à bout de faire renvoyer le héraut sans satisfaction....VERTOT, Révol. rom. III, p. 196
Fig. Sollicitation amoureuse.
2La réunion des gens qui coopèrent à la brigue. La brigue est nombreuse et puissante.
Provenç. et espagn. brega ; portug. et ital. briga ; bas-lat. briga, querelle, rixe ; d'un radical brig, qui paraît signifier agitation, occupation, mais qu'on ne peut rattacher à rien de connu d'ailleurs.
BRIGUE. - ÉTYM. Ajoutez : L'origine de ce mot était laissée à un radical brik qui demeurait indéterminé. M. J. Storm, Romania, avril 1876, p. 171, pense que ce radical est germanique : allem. brechen, rompre ; bas-allem. breken ; angl. to break ; goth. brikan. Le thème brikan a formé d'abord brigare, bregare, rompre, faire du bruit, se quereller ; en catal. bregar, broyer, quereller. L'ital. briga s'emploie surtout dans le sens d'ennui, querelle, affaire difficile et aussi tourbillon de vent :
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander