1censuré, ée part. passé. (san-su-ré, rée)
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Opinion malsonnante et censurée par l'Église.
Opinion malsonnante et censurée par l'Église.
1Dans l'ancienne Rome, dignité et fonction de censeur.
2En langage ecclésiastique, improbation, condamnation de propositions, d'ouvrages où il s'agit de dogmes. Il y a eu une censure de la Sorbonne contre tel livre.
Censures ecclésiastiques, les menaces que fait l'Église des peines qui seront encourues si l'on contrevient à ce qu'elle ordonne ; ou les peines mêmes quand elles sont encourues, telles que l'excommunication, l'interdiction, la suspension, etc. Toutes les provisions de la cour de Rome portent absolution des censures.
Il a été permis à ce complaignant, pour avoir preuve du vol à lui fait, de se pourvoir par monitoires et censures ecclésiastiquesFURETIÈRE
3Peine disciplinaire que prononcent contre un de leurs membres les corps de magistrature, l'ordre des avocats, les chambres des notaires, des avoués, et les assemblées délibérantes.
4Critique à l'effet de corriger.
Les censures que vous dites que je vous ai faitesBossuet, Lett. 147
Cette censure que nous exerçons sur nos frèresBossuet, Jug. 1
N'allons point nous appliquer à nous-mêmes les traits d'une censure générale, et profitons de la leçon, si nous pouvons, sans faire semblant qu'on parle à nousMolière, Crit. 7
On a beau se farder aux yeux de l'univers ; à la fin, sur quelqu'un de nos vices couverts, Le public malin jette un œil inévitable, Et bientôt la censure au regard formidable Sait le crayon en main marquer nos endroits fauxBoileau, Sat. X
5Examen des écrits, journaux, pièces de théâtre, dessins, fait avant qu'ils paraissent, par des agents du gouvernement. Les journaux furent soumis à la censure. Abolir la censure. La censure dramatique.
Le corps même des agents qui examinent. La censure refusa son approbation.
Censura, de census, cens ; provenç. et espagn. censura.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander