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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

compère dans le Littré

1 article· 7 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· prononciation (3)

compère s. m. (kon-pê-r')

  1. 1Le parrain, par rapport à la marraine et au père ou à la mère de l'enfant ; il désigne également le père relativement au parrain et à la marraine. C'est mon compère.

  2. 2Nom très familier et d'amitié que l'on donne aux hommes avec qui on est en relation habituelle.

    • Comment vous portez-vous, compère ? Loin de les rendre à ton Crésus, Va boire avec ses cent écus, Savetier, mon compère Béranger, Él. de la rich.
    • La plupart des bourgeois se nomment compères comme les gentilshommes de campagne s'appellent cousins DE CAILLIÈRES, 1690
    • Un compère, un homme, un enfant, vif, résolu. Un gros compère.

      • Il n'y a point de bien qu'on ne dise de ce petit compère Mme de Sévigné, 558
    • C'est un rusé compère, un homme adroit.

    • Un vigoureux compère, un homme résolu, courageux.

    • Familièrement. Être compères et compagnons, être très liés, vivre, agir habituellement ensemble.

  3. 3Nom donné par plaisanterie aux animaux.

  4. 4Fig. Celui qui, sans qu'on le sache, est d'intelligence avec un escamoteur et aide à l'exécution des tours. Les charlatans ont ordinairement des compères.

    • Je suis muet quand on ne m'interroge pas : je suis un vieux polichinelle qui a besoin d'un compère Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 30 juillet 1768
    • Celui qui en seconde un autre pour faire quelque supercherie.

Étymologie

Picard et wallon, copère ; provenç. compaire ; catal. compare ; espagn. et ital. compadre ; de com.... et père.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander