couronné, ée part. passé. (kou-ro-né, née)
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1Orné d'une couronne.
- La victime était prête et de fleurs couronnée Voltaire, Mérope, V, 6
- Si bientôt imprimant ses sottes rêveries,Il ne se fait graver au devant du recueil,Couronné de lauriers par la main de Nanteuil Boileau, Art p. II
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Tête couronnée, un roi, un empereur.
- Encore un lustre ou deux et sous tes destinéesJ'aurais rangé le sort des têtes couronnées Corneille, Toison d'or, Prol.
- Dès le premier abord notre prince étonnéNe s'est plus souvenu de son front couronné Corneille, Pomp. III, 1
Et nous vous ferons voir tous vos désirs bornés à vous donner en nous des sujets couronnés
Corneille, Rodog. IV, 2Don Diègue ravi lui présente enchaînés Au nom de ce vainqueur ces captifs couronnés
Corneille, Cid, IV, 1- Esclave couronnée,Je partis pour l'hymen où j'étais destinée Racine, Mithr. I, 3
- Quoi ! mon cœur par vous-même à ce héros donnéPourrait ne l'aimer plus s'il n'est point couronné ? Corneille, Othon, IV, 3
Quoique le nom d'un savant ait bien du chemin à faire pour aller jusqu'aux oreilles des têtes couronnées, et même seulement jusqu'à celles de son maître, le nom de M. Delisle avait frappé les puissances étrangères
Fontenelle, Delisle.- D'esclaves couronnés à toute heure entourée Voltaire, Scythes, II, 1
J'ai préféré Pompée, errant, abandonné, à César tout-puissant, à César couronné
Voltaire, Triumv. V, 3Quand Pépin fut couronné roi, le titre de roi fut uni au plus grand office ; quand Hugues Capet fut couronné, le titre de roi fut uni au plus grand fief
Montesquieu, Esp. XXXI, 6Nous avons vu des rois, vainqueurs de la mollesse, Pour chercher la sagesse, Voyageurs couronnés, parcourir nos climats
GILBERT, Ode à Monsieur.
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Terme de blason. Armoiries couronnées, armoiries surmontées d'une couronne.
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2Qui a reçu une couronne, un prix dans un concours. Cet élève a été couronné trois fois. Ce discours couronné par l'Académie française.
D'où vient donc que, sur le grand nombre de pièces qu'ils [Euripide, Eschyle et Sophocle] présentèrent au concours, le premier ne fut couronné que treize fois, le second que dix-huit fois, le troisième que cinq fois ?
Barthélemy, Anach. ch. 69
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3Fig.
Ta louange, dans mes vers, D'amarante couronnée, N'aura sa fin terminée Qu'en celle de l'univers
Malherbe, II, 2- Tu le vois, tous les jours devant toi prosterné,Humilier ce front de splendeur couronné Racine, Esth. Prol.
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4Qui a reçu accomplissement, satisfaction, triomphe.
- Vos vœux sont couronnés et Célie est à vous Molière, l'Étour. V, 16
- Voilà bien à tous deux notre amour couronné Molière, le Dép. V, 9
Vous y verrez le vice couronné
Mme de Sévigné, 446
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Une sainte vie couronnée par une mort édifiante.
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5Dominé, entouré.
Saint-Marc, qui n'a que deux cents maisons, mais agréablement bâties, se présente au fond d'une baie couronnée d'un croissant de collines
Raynal, Hist. phil. XIII, 40
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Surmonté.
Ici les coteaux sont couronnés de vignobles et d'arbres fruitiers
Fénelon, Exist. 11....Les fertiles champs couronnés par l'Etna
Voltaire, Tancr. I, 1
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6Terme de fortification. Ouvrage couronné, dit aussi ouvrage à couronne, ou, simplement, couronne, ouvrage avancé vers la campagne et fait en forme de couronne.
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7Écu couronné, sorte d'ancienne monnaie....
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8Terme de botanique. Semence couronnée, fruit couronné, semence, fruit qui conserve une partie du limbe du calice.
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9Terme de vénerie. Cerf couronné, cerf dont les bois, sans perches ni meules, sont formés d'une simple empaumure naissant immédiatement des os frontaux.
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10Terme d'histoire naturelle. Spire couronnée, spire d'une coquille univalve où les bords de chaque tour sont garnis de pointes.
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11Terme de vétérinaire. Cheval couronné, cheval qui, à l'un des genoux ou à chaque genou, a une place circulaire dépouillée de poils, ce qui provient d'une chute.
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12Arbre couronné, arbre sur son retour et qui ne pousse plus de bois qu'à l'extrémité de ses branches ; ce qui figure une disposition en couronne.
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13Rime couronnée, vieille rime qui redoublait la consonnance comme dans ces vers :