divaguer v. n. (di-va-ghé)
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1Errer çà et là.
- Qu'il est dur au contraire et scandaleux d'en voirS'égarer chaque jour du cloître et du devoir,Divaguer en désordre et s'empresser d'affaires.... Corneille, Imit. I, 25
- Le monde et ses plaisirs s'écoulent et nous gênent ;Et quand à divaguer nos désirs nous entraînent,Ce temps qu'on aime à perdre est aussitôt passé Corneille, ib. I, 20
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Cet emploi a vieilli ; mais on pourrait, imitant Corneille, le rajeunir comme a fait M. de Lamartine : Je n'étais plus qu'une âme errante qui divaguait çà et là dans la campagne pour user les jours, Graziella, IV, 2.
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2Sortir de son lit, en parlant d'une rivière.
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Terme de jurisprudence. Errer à l'abandon, en parlant des animaux malfaisants ou des fous. Laisser divaguer un fou. Ces bestiaux divaguent.
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3Fig. S'écarter sans raison de son sujet. Cet homme ne suit aucun raisonnement, il ne fait que divaguer.
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On dit dans ce sens qu'un aliéné divague.
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
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2Ajoutez :
Afin de donner aux eaux un cours régulier au lieu de les laisser divaguer au hasard parmi les champs cultivés....
H. BLERZY, Rev. des Deux-Mondes, 1er juin 1872, p. 558Au moment des crues il [un torrent] sort de ce lit instable et se promène sur l'un ou l'autre bord de ses déjections ; on dit alors qu'il divague...
H. BLERZY, ib. p. 552
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4V. réfl. Se divaguer, laisser aller sa pensée au hasard (inusité aujourd'hui).
- Voyez comment On se divague doucement,Et comme notre esprit agréeDe s'entretenir près et loinAvec l'objet qui le recrée Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne
Étymologie
Lat. divagari, de di-, préfixe, et vagari (voy. VAGUER).