doublé, ée part. passé. (dou-blé, blée)
-
1Augmenté une fois en sus. Une somme doublée.
- Votre garde est doublée et par un ordre exprèsJe vois ici deux rois observés de fort près Corneille, Attila, III, 2
-
Terme de mathématique. Raison doublée, rapport de carrés. Seize à quatre est en raison doublée de quatre à deux.
-
Terme de musique. Répété exactement à l'unisson ou à l'octave sans changement dans l'harmonie. La partie de second violon doublée par l'alto. Les violoncelles doublés par les bassons et les trombones.
-
Terme de médecine. Fièvre doublée, fièvre intermittente qui le même jour a deux accès se correspondant respectivement. La fièvre double tierce diffère de la tierce doublée en ce que, dans celle-ci, il y a deux accès tous les deux jours et un jour d'intermittence, et dans celle-là un accès tous les jours.
-
2Garni d'une doublure.
Il y a habit, veste et culotte, d'un bel et bon drap bien fin, tout uni, doublé de soie rouge ; rien n'y manque
Marivaux, Paysan parv. 3° part. t. III, p. 129, dans POUGENS
-
Fig. C'est un hypocrite doublé d'un débauché, c'est-à-dire il est à la fois hypocrite et débauché.
-
3Terme de théâtre. Remplacé par un double.
-
Fig.
Il est impossible que le secrétaire d'État ne le soit [ministre d'État], à moins d'être doublé par un père ou un beau-père
Saint-Simon, 65, 90Un confesseur, qui n'était doublé de personne, n devait point alors quitter les environs du lit [du roi]
Saint-Simon, 416, 249
-
-
4Bille doublée, bille faite au doublé.
-
5S. m. Terme de billard. Le doublé, manière de faire une bille en la faisant frapper contre une bande. Jouer au doublé.
-
6Doublé, objet recouvert d'une mince plaque d'argent ou d'or. On dit plus souvent plaqué.
-
7S. m. Doublé ou doublet, tour double de la corde à sauter. Il a fait trente doublés de suite.