1espionné, ée part. passé. (è-spio-né, née)
-
Espionné par la police.
Espionné par la police.
1Celui qui se glisse dans le camp ennemi pour surprendre les desseins des chefs. Quand on prend un espion, on le fusille presque toujours.
Un espion double, un espion qui sert les deux partis.
Fig. Il ne dépense guère en espions, se dit d'un homme fort mal informé des affaires du monde.
Fig. et familièrement. Tromper l'espion, tenir un langage, une conduite propre à abuser sur nos desseins ceux qui surveillent nos démarches.
2Personne de la police, chargée d'épier la conduite et les projets des personnes en état de suspicion.
Mme d'Épinette, concubine en titre d'Ondedei et espionne avérée de MazarinRetz, t. II, liv. III, p. 94, dans POUGENS
3Celui, celle qui surveille par intérêt ou par curiosité les actions d'autrui.
Tous les esclaves des rois et des reines sont autant d'espions de leurs cœursVoltaire, Zadig, 8
En bonne part.
Aussitôt M. Colbert, qui avait des espions pour découvrir le mérite caché ou naissant, déterra M. Rolle dans l'extrême obscurité où il vivaitFontenelle, Rolle.
4Merle d'Afrique très rusé.
Épier ; génev. épion ; espagn. espion ; ital. spione. L'ancienne langue disait espie.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander