fêlé, ée part. passé. (fê-lé, lée)
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1Fendu sans séparation, en parlant de parois minces, de bords minces.
Semblable à un vase précieux, mais fêlé, d'où s'écoulent toutes les liqueurs les plus délicieuses, le cœur de ce grand capitaine ne pouvait rien garder
Fénelon, Tél. XVIPerd-on un appui quand on jette un roseau fêlé qui, loin de nous soutenir, nous percerait la main si nous voulions nous y appuyer ?
Bossuet, Sermons, Oblig. de l'état religieux, 1- Comme une urne fêlée et dont les flancs aridesLaissent fuir l'eau du ciel que l'homme y cherche en vain Lamartine, Harm. IV, 11
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Fig.
- Fait un écho vivant de nos lèvres muettes,Et dans nos cœurs fêlés verse ses eaux parfaites Lamartine, Harm. III, 6
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S. m. Ce vase sonne le fêlé.
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2Fig. Avoir la poitrine fêlée, avoir la poitrine en mauvais état.
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Avoir la tête fêlée, le timbre fêlé, être un peu fou.
- Ma foi, j'en ai quasi la cervelle fêlée Scarron, Jodelet ou le maître valet, III, 3
La tête de Bonnet me paraît un peu fêlée
Voltaire, Phil. III, 191Mon timbre commence à être un peu fêlé, et sera bientôt cassé tout à fait
Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 22 janv. 1769
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C'est un pot fêlé, se dit quelquefois d'une personne valétudinaire.
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