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Par extension.
Avant qu'être à la fête De si pénible conquête
Malherbe, II, 2
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Par antiphrase.
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Les garçons de la fête, se dit, parmi le peuple, des jeunes garçons, parents ou amis des mariés, qui se parent pour faire les honneurs de la fête.
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Triste comme un lendemain de fête, très triste ; locution tirée du vide qui suit le fracas et l'éclat d'une fête.
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Fig. Se donner une fête, se divertir aux dépens de quelqu'un.
Elle forma le dessein de se donner une petite fête aux dépens de cette folle
Hamilton, Gramm. 7
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Fig. et familièrement. Telle fête, pareille fête, se dit de circonstances qui ne sont pas habituelles en bien ou en mal.
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Faire fête, célébrer une fête.
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Faire fête à quelqu'un, lui faire un accueil empressé, le bien traiter.
Nous vîmes un grand chien qui vint à la portière du carrosse me faire fête
VOITURE, Lett. X
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Par antiphrase.
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Faire fête à quelque chose, témoigner un grand désir de l'avoir ou beaucoup de plaisir à en jouir.
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Faire fête d'une chose à quelqu'un, la lui faire espérer.
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Faire fête de quelqu'un, l'annoncer comme homme capable de payer son écot par son esprit.
Elle l'avait invité à souper comme bel esprit, et jamais il ne parut si sot, parmi une demi-douzaine de gens à qui elle avait fait fête de lui
Molière, Critique, 2
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Se faire une fête de quelque chose, s'en promettre beaucoup de plaisir.
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Se faire de fête, faire comme si on était d'une fête, s'entremettre de quelque affaire sans y avoir été appelé.
Dans l'auteur espagnol, Rodrigue va combattre les Maures sur la frontière ; il les va chercher au contraire de ce qui arrive ici, où ils semblent se venir faire de fête exprès pour en être battus
Corneille, Ex. du Cid.
Il donna d'un grand estramaçon sur les oreilles de son valet, qui me pressait plus que les autres pour se faire de fête
Scarron, Rom. com. I, 15
Les armées ne manquent pas de gens qui aiment à se faire de fête et à s'empresser
Saint-Simon, 313, 95
Sérieusement, mon cher ange, je n'ai aucune envie de me faire de fête
Voltaire, Lett. d'Argental, 30 nov. 1759
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Se faire de fête, se dit aussi pour se faire honneur.
....Elle [Mme de Coligny, fille de Bussy Rabutin] ne se presse jamais de faire voir qu'elle a plus d'esprit que les autres ; elle sait bien des choses dont elle ne se fait point de fête....
Mme de Sévigné, Lett. à Bussy Rabutin, 19 mai 1677
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Troubler la fête, troubler la joie, les plaisirs d'une réunion publique ou particulière.
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Un trouble-fête, voy. TROUBLE-FÊTE.
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Il est à la fête, se dit de celui qui fait ou voit faire quelque chose qui lui est agréable.