1ferré, ée part. passé. (fè-ré, rée)
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1Garni de fer, et, en particulier, garni de métal à l'extrémité. Un lacet ferré. Un bâton ferré.
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Fig. Gueule ferrée, parleur impudent.
Il eût fallu trouver [dans le parlement] des gueules bien fortes et bien ferrées pour vouloir opiner haut contre les formes en face du roi
Saint-Simon, 512, 18Grâce aux alambics, au laboratoire et à la gueule ferrée des imposteurs, M. le duc d'Orléans ne laissa pas d'être heureux que Mme sa femme, qui eut une très violente colique, s'en tira heureusement
Saint-Simon, 240, 204
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Avoir la bouche ferrée, le palais ferré, manger avidement quelque chose de brûlant.
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Fig. Avoir la bouche ferrée, être grossier dans son langage.
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Populairement. Il avalerait des charrettes ferrées, se dit d'un grand mangeur.
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Un mangeur de charrettes ferrées, un fanfaron, un faux brave.
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2Qui a le pied garni d'un fer. Cheval ferré.
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Par catachrèse. Ferré d'argent.
Il [Charles XII] fit son entrée à Stockholm sur un cheval alezan, ferré d'argent
Voltaire, Charles XII, 1
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Souliers ferrés, souliers garnis de clous pour qu'ils résistent plus longtemps à l'usure.
Il quitte sa chaussure légère et prend des souliers ferrés et un gros bâton armé de fer
Mme de Genlis, Veillées du château t. I, p. 503
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Fig. et familièrement. Être ferré, être ferré à glace sur un sujet, y être fort habile, ne pas craindre d'y être pris en défaut.
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3Eau ferrée, eau dans laquelle on a fait éteindre un fer rouge, ou tremper des clous, ou dissoudre des matières ferrugineuses.
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4Chemin ferré, chemin dont le fond est ferme et pierreux et où l'on n'enfonce point.
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Chemin ferré, se dit aussi, par opposition à chemin pavé, d'un chemin construit avec des cailloux.
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Fig. Style ferré (locution peu usitée), style qui a de la dureté.
Il [Balzac, depuis le Prince] changea sa façon d'écrire pour montrer qu'il n'était pas ignorant comme on lui avait reproché ; mais, en récompense, il est ferré en quelques endroits, et cette affectation d'érudition n'est que trop souvent désagréable
TALLEMANT, t. IV, p. 91, éd. de 1855
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5Kilomètre ferré, kilomètre de terrain pourvu d'un chemin de fer.
On trouve les rapports suivants entre le kilomètre ferré et le kilomètre superficiel : Europe, 1 kil. ferré par 74 kil. superficiels...
Journ. offic. 21 oct. 1876, p. 7613, 1re col.
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Voie ferrée, chemin de fer.
Soit, pour les 132,000,000 de kil. carrés du globe, 1 kil. de voie ferrée par 440 kil. superficiels,
ib. 2e col.
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6S. m. Un ferré, un seau en fer, dans le Dauphiné.