1fraudé, ée part. passé (frô-dé, dée)
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Frustré par fraude.
Les flibustiers eurent grand débat avec Pointis pour leur part, de la plus grande partie de laquelle ils se prétendaient fraudés
Saint-Simon, 49, 69
Frustré par fraude.
Les flibustiers eurent grand débat avec Pointis pour leur part, de la plus grande partie de laquelle ils se prétendaient fraudésSaint-Simon, 49, 69
1Acte de mauvaise foi et de tromperie.
La fraude adroite et subtile Sème de fleurs son cheminRacine, Esth. III, 3
Croyez-vous qu'il soit permis de repousser la fraude par la fraude ?Fénelon, Dial. des morts mod. 12
Il est mort en fraude, se dit d'un homme qui meurt insolvable.
Fraude pieuse, moyen illégitime employé pour assurer l'empire de la religion.
Les fraudes qu'on appelait jadis pieuses, ne sont plus aujourd'hui que des fraudesVoltaire, Mél. litt. Lett. à l'évêque d'Annecy.
Que direz-vous quand on vous soutiendra que toute fraude est impie, et que c'est un crime de soutenir la vérité par le mensonge ?Voltaire, Cons. rais. à Bergier, chap. 14
Fraude pieuse, se dit quelquefois d'une ruse employée pour décider quelqu'un à une bonne action.
2Action de soustraire des marchandises aux droits de douane ou d'octroi. Faire la fraude.
Les marchandises elles-mêmes.
En fraude, sans payer les droits. Du vin introduit en fraude dans Paris.
Wallon, frawe ; provenç. frau ; espagn. et ital. fraude ; du latin fraudem, que les étymologistes rapprochent du grec θραύω, briser, et du sanscrit dhru, tuer, qui veut dire aussi tromper, dhruti, séduction ; les sons concordent et la dérivation du sens paraît aisée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander