1futée s. f. (fu-tée)
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Espèce de mastic composé de sciure de bois et de colle forte, qui sert à remplir les fentes et les trous du bois.
Étymologie
Fût.
Espèce de mastic composé de sciure de bois et de colle forte, qui sert à remplir les fentes et les trous du bois.
Fût.
1Au sens propre, usité seulement en termes de blason : muni d'un fût. Javeline ou autre arme futée, javeline, arme dont le fer et le bois sont de deux émaux différents.
2Fig. Harassé comme qui a reçu des coups de fût, de bâton (sens hors d'usage aujourd'hui).
3Fig. Qui a de l'expérience, de la ruse, comme celui qui a été battu et rebattu d'une chose.
Vous êtes une futée commère pour une CompiégnoiseDancourt, Curieux, 6
Les oiseaux s'avancent en dandinant vers le futé quadrupède [le renard], qui affecte autant de bêtise qu'ils en montrentChateaubriand, Amér. Renard.
Voy. la remarque pour FUTAIE.
Berry, fûteux, se dit d'un chasseur habile. Futé, en Normandie, se dit d'un corps poli terni par un souffle, par une fumée : les carreaux sont futés, on ne saurait voir à travers ; à Dives [Calvados], futé, rassasié : je n'ai jamais été futé d'huîtres. Le sens propre de futé est battu, du verbe fuster, qui, très employé, signifiait battre, placer à l'affût, fouiller, piller. De battu il a passé au sens de rebattu, las, fatigué, ennuyé ; enfin, de rebattu, il en est venu à signifier qui a de l'expérience, habile, rusé. On a quelque chose de semblable dans les acceptions de roué.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander